Curd Jürgens an seine Mutter Marie-Albertine ("Moussia"). Wien, 10.2.1947

Curd Jürgens an seine Mutter Marie-Albertine („Moussia“). Wien, 10.2.1947

Curd Jürgens an seine Mutter Marie-Albertine ("Moussia"). Wien, 10.2.1947

Curd Jürgens an seine Mutter Marie-Albertine („Moussia“). Wien, 10.2.1947

Ma chère motschilein, merci pour tes deux gentilles lettres, dont la dernière j’ai reçu hier. Je suis très heureux que ma lettre pour les Noël t’a fais plaisir. Mais, néanmoins, ma chère maman je dois te dire que j’adore quand tu m’écris des mocquantaires [?] et des malices et n’est pas comme ça que, parce que je t’ai dis que tu ne doit pas „beutern“ [?]  tu me n’écris que des choses charmantes et agréables parlant de chacun que plein de genti[l]lesse. Ce ne serait pas toi. Naturellement à ton jour de naissance le 20iéme février tu n’auras pas de gratulation [= félicitation] de ton fils parce qu’il y a pensé que maintenant mais, mieux vaut [ ?] tard que jamais : Alors, chère motschilein, je te souhaite une bonne anniversaire une jolie fête, de la santé, da la santé et que tu auras bientôt la chance de revoir ta Jeanette.

Moi, je compte de pouvoir en été venir vous voir, quoique les visas et les passeports sont très difficile à recevoir. Mais je veux tout faire pour l’essayer. De Jeanette il y a quinze jours qu’on a reçu un petit pacquet [= paquet] charmant plein de chocolat de cigarettes, de cacao et de sucre et, dans le sac de sucre une bouteille à l’huile. Maintenant comme on fe___ à la maison on voit comment les petits col__ sont bien préparés et choisi.

Curd Jürgens an seine Mutter Marie-Albertine ("Moussia"). Wien, 10.2.1947

Curd Jürgens an seine Mutter Marie-Albertine („Moussia“). Wien, 10.2.1947

Je viens de jouer dans les „Räuber“ de Schiller et maintenant j’ai les répétitions pour le fameux „Kammersänger“ de Wedekind, rôle que Albert Bassermann a joué dans le temps avec un success [= succès] fou[x]. Et, si Dieu veu[t] la prochaine pièce je pourrais mettre en scène moi-même. Ce serais mon défend comme régisseur et ce serait un grand pas en avant.

On attend avex impatience l’arrivé du Prof. Holzmeister, il s’est mis en route déjà, partant de Ancara pour la Suisse. Ici ont a souvent pas d’électricité et la vie quotidienne est très dure. La mang[e]aille est affreuse, les prix sont foux et on ne gagne pas assez quoique nos gages, celle de Judith et la mienne sont assez bonnes. Mais que veux[-]tu, on ne parvient pas à éliminer les pacquets [= paquets] de cigarettes et la bouteille de „Grinziger heurigen“, le litre à 20 Schilling, le pacquets [= paquets] de cigarettes a 25 au marché noir. Le kilo de briquettes qu’on à besoin pour chauffer co[û]te 1 Schilling et demi pour chauffer au moins une chambre cela co[û]te par jour quinze schillings. C’est trois points font déjà 60 Schillings par jour, la mang[e]aille pas co[û]té ! Quittons ce th[è]me désagr[é]able et [e]sp[é]rons que le printemps arrivera bientôt et embellira la vie. Chère motschilein [à] bientôt et salue tous eux qui sont gentil pour moi, surtout Marguerite, Hockel et les enfants de ton

Fils

 

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